LECTURE DE POÉSIE AVEC SRIJAN À KOLKATA

Demain samedi 26 juin à 15 heures 30, heure de France, je suis invitée à participer à une « Poetry Adda » par le cercle littéraire SRIJAN à Kolkata. Qu’est-ce qu’une adda ? J’avoue que je ne le savais pas il y a encore peu de temps. Ce n’est pourtant pas faute de m’intéresser aux littératures et au cinéma de l’Inde. L’adda est un moment de partage et de conversation traditionnellement important dans la culture bengalie.

Habib Tengour et moi-même avons été conviés avec les poètes Anita Agnihotri qui écrit en bengali, Ashok Vajpeyi, qui écrit en hindi et CP Surendram en anglais. Je suis impatiente de cette rencontre où découvrir la diversité des voix indiennes à travers quelques une des très nombreuses langues qui sont parlées dans ce pays. Impatiente de me retrouver virtuellement au Bengale, terre de Rabindranath Tagore, même si nous ne serons pas sur cette terrasse où les addas de Srijan se tenaient avant la pandémie.

Nous commencerons, selon la coutume de Srijan, par rendre hommage à un poète né un 26 juin. C’est ainsi qu’on nous a demandé à Habib Tengour et moi-même de témoigner sur Aimé Césaire. Je n’ai eu aucun mal à me replonger dans Cahier d’un retour au pays natal, texte fondateur du grand poète qui m’avait bouleversée quand je l’ai lu pour la première fois pendant mon adolescence. L’hommage sera modéré par Indranil Chakraborty, passionné de poésie francophone.

Ensuite chacun des poètes de la soirée lira ses propres poèmes. La crise sanitaire mondiale nous a longtemps contraints et enfermés. Mais les visioconférences nous ouvrent aussi de nouveaux espaces de parole.

Projeto Migra, la rencontre à (re/voir) sur YouTube

« Écrire c’est répondre au besoin d’une parole libre/Escrever é responder à necessidade de uma palavra livre »

Leonardo Tonus (Sorbonne), créateur de Projeto Migra, a mis en ligne sur YouTube la vidéo de la rencontre qui a eu lieu samedi 12 juin 2021.

J’ai eu l’émotion d’y entendre la traduction d’extraits de Tunisian Yankee et Le café d’Yllka en portugais. Je remercie chaleureusement Leonardo Tonus de faire ainsi passer la littérature au-delà des frontières et de nous réunir ici dans l’humanité qui est la nôtre et ces chemins d’exil que nous avons en partage.

Il a aussi assuré la traduction simultanée de la totalité de nos échanges vers le portugais.

Projeto Migra continue jusqu’en octobre avec d’autres rencontres passionnantes qui vont se prolonger jusqu’en octobre.

Retrouvez la rencontre ici.

PROJETO MIGRA : La rencontre a lieu samedi 12 juin par Zoom à 13 heures au Brésil, 17 heures en Tunisie et 18 heures en France

Leonardo Tonus organise depuis la Sorbonne de nombreuses rencontres avec des écrivain.e.s, des artistes, des cinéastes, des dramaturges, des illustrateurs… autour du thème de la migration. Elles ont commencé en avril dernier et vont se poursuivre jusqu’en octobre.

J’ai assisté à plusieurs de ces échanges transnationaux et transdisciplinaires passionnants. que l’on peut retrouver sur YouTube et sur Facebook. Dimanche il y a eu un dialogue particulièrement émouvant avec des écrivaines amérindiennes du Brésil.

Je me réjouis beaucoup d’avoir été invitée samedi 12 juin par Leonardo Tonus à partir de cette phrase :

« Écrire, c’est répondre au besoin d’une parole libre / Escrever é responder à necessidade de uma palavra livre. »

J’ajouterai qu’écrire, c’est aussi aller à la rencontre des autres, avec ce désir de dépasser les frontières pour rejoindre cette humanité que nous avons tous en partage, où que nous soyons.

Et voici les liens vers la rencontre :

Samedi, 12 juin (13h Brésil/ 17h Tunisie/18h France)

Via nos réseaux :

YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCDo7pQDO6b1Sa-j_Pxrp62g

Facebook : https://www.facebook.com/projetomigra

Rencontre en français et en portugais réalisée en partenariat avec l’institut Français de Tunisie et les Editions Elyzad

https://www.projetomigra.com

RENCONTRE À LA LIBRAIRIE AGORA LE 12 JUIN 2021

Les mois ont passé, lectures et rencontres Zoom se sont succédé. C’est un grand bonheur de pouvoir se déplacer à nouveau pour dialoguer avec le public. La librairie Agora m’accueille samedi 12 juin à 10 heures 30 avec les éditions Elyzad. Elisabeth Daldoul parlera de sa maison d’édition, créée en 2005 et je serai à ses côtés pour évoquer ce chemin et mes propres ouvrages qui ont vu le jour grâce à Elyzad.

Les livres quittent leur maison pour voyager vers leurs lectrices et leurs lecteurs. Ils cheminent, eux aussi, indépendants de ceux qui les ont écrits, ceux qui les ont publiés, pour rejoindre ailleurs d’autres imaginaires. Et ils nous offrent ainsi de belles surprises, nourris et enrichis des impressions de ceux qui les lisent…

Rapprocher les distances en écrivant

Cristina Hermeziu m’a invitée à un projet pour son blog Zoom France Roumanie. Il m’a tout de suite interpellée. Voici ce qu’elle m’en écrivait :

« Pandémie. Quelles formes insolites ont pris nos confinements ?

Parfois, derrière les masques, des barrières sont tombées. Comment accéder à la signification de ce que nous avons ressenti pendant cette période étrange ?

Pour redéfinir la proximité et les relations, les liens et les distances engendrés ou abimés par la pandémie, pour penser/panser la crise, individuelle et collective, Zoom France Roumanie donne la parole aux écrivains et aux artistes. Ce sont eux – créateurs de tous bords – les sismographes les plus subtils et les plus sensibles de nos temps si fragiles. »

Je lui ai répondu, portée par tout ce que ces mots remuaient en moi.

Voici le texte « Comme des touches d’encre » pour Distances rapprochées. Impatiente de découvrir la suite de ces dialogues après avoir lu Ana Maria Sandu, la première à publier sur ce thème en mars dernier…

« Car si on lui prête attention, l’eau finit par s’immobiliser pour éclairer ce fond qu’on croyait perdu. Les couleurs sont plus intenses et la beauté de ces images mises de côté par la force des choses n’en est que plus poignante. »

Revue de presse

 

« Tunisian Yankee », Cécile Oumhani (La cause littéraire)

Avec ce parcours tissé d’inachèvements à répétition, Cécile Oumhani réussit pourtant un personnage romanesque passionnant et éclaire fortement, côté sud, une époque qui fut sans aucun doute le creuset d’un renouvellement du monde. Avec un art sensible et informé. (Théo Ananissoh)

http://www.lacauselitteraire.fr/tunisian-yankee-cecile-oumhani

« Tunisian Yankee » de Cécile Oumhani (Des livres et moi, L’Obs.)

Car la prose de Cécile Oumhani, pour être poétique, n’en demeure pas moins proche des réalités et des souffrances humaines ; son travail d’écrivain consiste, dit-elle, à « entrer en résonance avec des vies entraperçues, imaginées, et à essayer de les faire résonner à travers l’écriture. » Elle a l’art de nous proposer des personnages à la sensibilité à fleur de peau (ici, Daoud) pour lesquels elle nourrit une tendresse tout à fait communicative, entraînant dans son sillage le lecteur à suivre les péripéties de ses héros avec beaucoup d’émotion. (Dominique Godfard)

http://des-livres-et-moi.blogs.nouvelobs.com/archive/2016/11/10/tunisian-yankee-de-cecile-oumhani-593577.html

« Tunisian Yankee », l’histoire d’un immigrant tunisien arrivé à New York en 1912 (Geopolis-France TVinfo)

Un beau livre très bien écrit, qui plonge le lecteur dans un monde en plein désarroi. Lequel monde a des similitudes avec le nôtre. Rencontre avec son auteure. (Laurent Ribadeau-Dumas)

http://geopolis.francetvinfo.fr/tunisie-la-democratie-en-marche/2016/10/18/tunisian-yankee-lhistoire-dun-immigrant-tunisien-arrive-a-new-york-en-1912.html

 

Rentrée littéraire 2016 : les lettres africaines ont le vent en poupe (RFI)

A travers ce personnage attachant, aux prises à la fois avec les traditions et la modernité, Cécile Oumhani poursuit son exploration du thème de la traversée des cultures, dans une langue superbement ciselée et poétique. (Tirthankar Chanda)

http://www.rfi.fr/afrique/20160815-rentree-2016-litterature-appanah-mabanckou-couto-zamir-ndiaye-oumhani

Entre terre et mer, « Tunisian Yankee » de Cécile Oumhani (The Conversation France)

il y a des romans exceptionnels – de beauté et de pertinence – qui paraissent à l’arrière-saison comme pour réserver leur charme unique à des lecteurs/lectrices qui choisissent des sentiers hors des chemins battus. Tunisian Yankee de Cécile Oumhani paru chez Elyzad en est un. (Geetha Ganapathy-Doré)

http://theconversation.com/entre-terre-et-mer-tunisian-yankee-de-cecile-oumhani-66367

 

Source : Revue de presse

 

Accueil

Rendez-vous de décembre autour de Tunisian Yankee

Le jeudi 1er décembre à 14 heures 30, Cécile Oumhani est l’invitée de Yvan Amar pour son émission « Danse avec les mots » sur RFI

Le samedi 3 décembre à 19 heures, Cécile Oumhani présentera son roman à la librairie Points Communs, 66 rue Jean-Jaurès à Villejuif

Le vendredi 9 décembre à 19 heures, elle rencontrera les lecteurs à la Terrasse de Gutenberg, 9 rue Emilio Castelar à Paris (12e). Discutante : Geetha Ganapathy-Doré

 

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Source : Accueil

Biobibliographie

 

Cécile Oumhani est née à Namur en Belgique d’une mère écossaise et belge et d’un père français. Elle a grandi entre l’anglais et le français. À l’âge adulte, elle a développé des liens très forts avec la Tunisie par son mariage. Après avoir été enseignant-chercheur à l’Université de Paris-Est Créteil pendant plusieurs années, elle se consacre désormais entièrement à l’écriture.

Elle est romancière et poète. Son écriture aime à investir des lieux et des cultures autres. Les liens qu’elle a noués avec la Tunisie ont nourri plusieurs de ses livres. Elle participe à de nombreuses rencontres et festivals en France et à l’étranger. Elle collabore avec plusieurs revues, dont La Traductière, Babelmed et Words Without Borders. Elle est membre du comité de rédaction de la revue Siècle 21.

Romans

  • Tunisian Yankee, 2016.
  • L’atelier des Strésor, 2012.
  • Le café d’Yllka, 2008. 
  • Plus loin que la nuit, 2007. Réédition poche, 2010.
  • Un jardin à La Marsa, 2003.
  • Les racines du mandarinier, 2001. Réédition poche, 2016.
  • Une odeur de henné,1999. Réédition poche, 2012. 
  • Fibules sur fond de pourpre,1995.

Réflexion, proses poétiques

Tunisie, carnets d’incertitude, 2013.

• A fleur de mots la passion de l’écriture, 2004.

Poésie

     • Enjamber le fleuve, avec des encres de Myoung-Nam Kim,

livre pauvre, Daniel Leuwers, 2016.

  • Passeurs de rives, avec des encres de Myoung-Nam Kim, La Tête à l’Envers, 2015.
  • Poussières de collines, livre d’artiste, Wanda Mihuelac,  Livre-ardoise, Transignum, 2015.
  • La nudité des pierres, Al Manar, 2013.
  • Cités d’oiseaux, avec des monotypes de Luce Guilbaud, livre d’artiste, La Lune bleue, 2011.
  • Temps solaire, avec des gravures de Myoung-Nam Kim, Voix d’encre, 2009.
  • Jeune femme à la terrasse, bilingue anglais-français, avec trois peintures originales de Julius Baltazar, livre d’artiste, Al Manar, 2009.
  • Au miroir de nos pas, Encres Vives, 2008.
  • Demeures de mots et de nuit, avec des peintures de Myoung Nam Kim, Voix d’encre, 2008.
  • Chant d’herbe vive, avec des dessins de Liliane-Ève Brendel, Voix d’encre, 2003.
  • Des sentiers pour l’absence, Le Bruit des Autres, 1998.
  • Vers Lisbonne promenade déclive, Encres Vives,1997.
  • Loin de l’envol de la palombe, La Bartavelle,1996.
  • Á l’abside des hêtres, Froissart, 1995.

 

Nouvelles

• La transe, 2008.

Fibules sur fond de pourpre, 1995.

 

 

pour en savoir plus.

Source : Biobibliographie

English presentation

Cécile Oumhani was born in Namur (Belgium)  of a Scottish and Belgian mother and a French father. She grew up speaking English and French.  Then she developed very strong personal ties with Tunisia through her marriage. She was a senior lecturer at the University of Paris-Est Créteil for many years.  She is now a full-time writer.

She is a novelist and a poet. Her writing often explores different places and cultures. Several of her books were inspired by her ties with Tunisia. She participates in many literary events in France and abroad. She collaborates with literary journals such as La Traductière,  Babelmed and Words Without Borders. She is a member of the editorial board of Siècle 21.

She was awarded the Prix européen francophone Virgile 2014 for the whole of her work.