Parution de « La ronde des nuages » aux éditions La tête à l’envers en septembre.

Lorsque je suis allée en résidence d’écriture au Sappey-en-Chartreuse, j’ai découvert que J.M.W Turner avait voyagé dans cette région, qu’il y avait dessiné, qu’il y avait peint des oeuvres aujourd’hui conservées à la Tate à Londres. Aussitôt j’ai cherché à retrouver les lieux par où il était passé, comme pour me glisser à l’intérieur de son oeil. Le livre est né, une quête du regard du peintre à travers la poésie. Il est chez l’imprimeur et paraîtra début septembre.

En voici la couverture, en avant-première :

Et la quatrième, avec un extrait, en attendant le livre bientôt :

Soirée poétique le 25 juin 2022

Un an après une première Adda à Srijan, cercle poétique de Calcutta, je suis à nouveau invitée demain. J’évoquerai la mémoire de la très grande Anna Akhmatova, née en juin 1889. En effet Srijan a pour habitude de commencer les soirées poétiques par un hommage à un.e poète né.e pendant le mois en cours. J’aurai ensuite le plaisir de lire quelques poèmes avec les autres poètes invités. Différentes langues sont chaque fois représentées : bengali, hindi, urdu, anglais… Joie de découvrir d’autres voix en poésie !

One year after a first Adda organized by Srijan, the poets’ circle in Kolkata, I have been invited again for tomorrow. I will evoke the memory of great Anna Akhmatova, born in June 1889. Indeed Srijan always start their poetical evenings with a tribute to a poet who was born the month when the Adda takes place. I will then have the pleasure read a few of my own poems with the other poets invited. Several languages are always represented: Bangla, Hindi, Urdu, English… A joy to discover other voices in poetry!

Le cabaret des écrivaines

CARTE BLANCHE au PARLEMENT DES ÉCRIVAINES FRANCOPHONES

le MERCREDI 8 JUIN 2022 à 19 heures

La galerie Mémoire de l’Avenir invite plusieurs auteures pour des lectures en danse et en musique. Je serai très heureuse de vous retrouver à cette occasion. Je lirai des extraits de mon livre Passeurs de rives ainsi que mon poème « Gare de Grand Central ».

Auteures invitées : Marie-Rose Abomo, Tanella Boni, Bettina de Cosnac, Denise Desautels, Louise Lambrichs, Viktor Lazlo, Gaël Octavia, Cécile Oumhani, Catherine Pont-Humbert, Michèle Rakotoson, Annie Richard.

Performance et musique : Alexia Traoré, Morena Campani, Joséphine Lazzarino

Mémoire de l’Avenir, 45/47 rue Ramponeau, Paris 20e, Métro Belleville (ligne 2-11)

contact@memoire-a-venir.org

Entretien

J’ai eu le grand plaisir de m’entretenir avec Hanen Marouani pour le « Zoom » qu’elle a consacré à mon parcours poétique. Ses questions m’ont interpellée et poussée à réfléchir au-delà des simples informations que l’on développe souvent dans de telles occasions. Le résultat a été publié sur Le Pan Poétique des Muses, « revue féministe, internationale et multilingue de poésie entre théories et pratiques ». Les réflexions que nous avons eues se situent en effet entre les deux, ce que l’on vit au quotidien devant sa page et ce que l’on pense après coup de cette activité d’écriture.

H.M Cécile Oumhani, comment vous êtes-vous retrouvée dans le monde de l’écriture ?

C.O – L’éloignement dans lequel j’ai grandi, avec une famille qui vivait entre plusieurs pays a joué un rôle essentiel. C’était une époque où on voyageait rarement. Les lettres étaient le seul moyen de garder un lien avec ces absents qu’on aimait. Les mots échangés sur du papier avaient une place centrale à la maison. Tout naturellement les livres sont aussi devenus très vite des espaces dont je n’aurais pas pu me passer. L’écrit a été d’emblée une nourriture nécessaire, empreinte aussi de magie…

H.M – C’est quoi, pour vous, la définition de la poésie ou de l’écriture poétique ?  

C.O – J’ai grandi et vécu entre les lieux et les cultures et il m’est difficile de m’enfermer à l’intérieur de notions. J’ai besoin de conserver un espace dont les horizons restent assez ouverts pour que je ressente chaque mot que j’écris de façon intense, presque viscérale. Je ne pense pas à une forme particulière, sauf à celle du texte qui vient, celle qui lui est nécessaire. La poésie, c’est une langue qui naît sur la page. Elle s’impose avec des ruptures, avec des images, où le monde se refond autrement. Elle se laisse entendre par cette oreille intérieure qui est en éveil et que j’essaie de suivre jusqu’au bout. La poésie n’est pas une simple qualité qu’on attribue à l’écriture avec un adjectif. En grec, la poésie, c’est poiêsis. Le verbe poiein signifie faire, créer. Le poète prend la langue à bras le corps en quelque sorte, au-delà de simples touches qui confèreraient à l’écriture tel ou tel attribut. 

La suite du Zoom se trouve ici:

http://www.pandesmuses.fr/megalesia22/hm-parcoursdececileoumhani

Anthologie de la poésie mondiale aux éditions Caractères

Émotion à découvrir cette anthologie de la poésie mondiale que viennent de publier les éditions Caractères à l’occasion de leurs 70 ans. Ce sont deux très beaux volumes qui réunissent 372 poètes venus de 96 pays. Des poèmes et des langues… Des époques et des lieux…Un voyage en poésie à travers le monde auquel je suis fière d’avoir pu participer.

Journée internationale des professeurs de français, le 25 novembre 2021

Quand j’ai écrit mon roman « Une odeur de henné », je me souviens avoir beaucoup écrit, réécrit, notamment cette page où j’évoque l’enfance de Kenza, son goût pour l’école, sa soif de connaissance. Il y a un peu plus d’un mois, l’Institut français de Roumanie me demandait de participer à la Journée Internationale des Professeurs de Français 2021 en dictant par visioconférence un extrait de mes livres. Celui-ci s’est tout de suite imposé à moi par son thème, puisque mon personnage y est assise dans une salle de classe.

Ah ! La dictée… Que de souvenirs ! Certains furent une rencontre avec un auteur, un livre. D’autres sont associés au doute, à l’inquiétude, face à un ou plusieurs mots dont l’orthographe était déroutante, mystérieuse pour l’enfant que j’étais alors.

Que celle de jeudi aux élèves et aux étudiants de français en Roumanie puisse être un beau moment de partage !

Les Voix d’Orléans 2021 du 7 au 9 octobre

« Carte blanche au Parlement des écrivaines francophones »… Les Voix d’Orléans 2021 offrent cette année à une trentaine d’écrivaines du monde entier l’occasion de réfléchir et d’échanger avec le public autour de thématiques qui nous préoccupent toutes.

Quels sont les enjeux de l’écriture pour les femmes aujourd’hui, ceux du féminisme ? Dire le monde, résister, dénoncer…, des questions qui seront largement débattues .

J’aurai trois temps forts :

  • Le jeudi 7 octobre à 18 heures 30 à la Médiathèque d’Orléans, Place Gambetta : « Au fil des textes : femmes et violences »
  • Le samedi 9 octobre à 15 heures 30 à l’Hôtel Dupanloup Centre Universitaire International pour la Recherche : « Le féminisme dans tous ses états »
  • Le samedi 9 octobre à 17 heures 30 à la Cour d’Appel d’Orléans : « Grand procès des écrivaines : les femmes qui écrivent sont-elles dangereuses ? »

Retrouvez ici le programme complet.

LECTURE DE POÉSIE AVEC SRIJAN À KOLKATA

Demain samedi 26 juin à 15 heures 30, heure de France, je suis invitée à participer à une « Poetry Adda » par le cercle littéraire SRIJAN à Kolkata. Qu’est-ce qu’une adda ? J’avoue que je ne le savais pas il y a encore peu de temps. Ce n’est pourtant pas faute de m’intéresser aux littératures et au cinéma de l’Inde. L’adda est un moment de partage et de conversation traditionnellement important dans la culture bengalie.

Habib Tengour et moi-même avons été conviés avec les poètes Anita Agnihotri qui écrit en bengali, Ashok Vajpeyi, qui écrit en hindi et CP Surendram en anglais. Je suis impatiente de cette rencontre où découvrir la diversité des voix indiennes à travers quelques une des très nombreuses langues qui sont parlées dans ce pays. Impatiente de me retrouver virtuellement au Bengale, terre de Rabindranath Tagore, même si nous ne serons pas sur cette terrasse où les addas de Srijan se tenaient avant la pandémie.

Nous commencerons, selon la coutume de Srijan, par rendre hommage à un poète né un 26 juin. C’est ainsi qu’on nous a demandé à Habib Tengour et moi-même de témoigner sur Aimé Césaire. Je n’ai eu aucun mal à me replonger dans Cahier d’un retour au pays natal, texte fondateur du grand poète qui m’avait bouleversée quand je l’ai lu pour la première fois pendant mon adolescence. L’hommage sera modéré par Indranil Chakraborty, passionné de poésie francophone.

Ensuite chacun des poètes de la soirée lira ses propres poèmes. La crise sanitaire mondiale nous a longtemps contraints et enfermés. Mais les visioconférences nous ouvrent aussi de nouveaux espaces de parole.

Projeto Migra, la rencontre à (re/voir) sur YouTube

« Écrire c’est répondre au besoin d’une parole libre/Escrever é responder à necessidade de uma palavra livre »

Leonardo Tonus (Sorbonne), créateur de Projeto Migra, a mis en ligne sur YouTube la vidéo de la rencontre qui a eu lieu samedi 12 juin 2021.

J’ai eu l’émotion d’y entendre la traduction d’extraits de Tunisian Yankee et Le café d’Yllka en portugais. Je remercie chaleureusement Leonardo Tonus de faire ainsi passer la littérature au-delà des frontières et de nous réunir ici dans l’humanité qui est la nôtre et ces chemins d’exil que nous avons en partage.

Il a aussi assuré la traduction simultanée de la totalité de nos échanges vers le portugais.

Projeto Migra continue jusqu’en octobre avec d’autres rencontres passionnantes qui vont se prolonger jusqu’en octobre.

Retrouvez la rencontre ici.

PROJETO MIGRA : La rencontre a lieu samedi 12 juin par Zoom à 13 heures au Brésil, 17 heures en Tunisie et 18 heures en France

Leonardo Tonus organise depuis la Sorbonne de nombreuses rencontres avec des écrivain.e.s, des artistes, des cinéastes, des dramaturges, des illustrateurs… autour du thème de la migration. Elles ont commencé en avril dernier et vont se poursuivre jusqu’en octobre.

J’ai assisté à plusieurs de ces échanges transnationaux et transdisciplinaires passionnants. que l’on peut retrouver sur YouTube et sur Facebook. Dimanche il y a eu un dialogue particulièrement émouvant avec des écrivaines amérindiennes du Brésil.

Je me réjouis beaucoup d’avoir été invitée samedi 12 juin par Leonardo Tonus à partir de cette phrase :

« Écrire, c’est répondre au besoin d’une parole libre / Escrever é responder à necessidade de uma palavra livre. »

J’ajouterai qu’écrire, c’est aussi aller à la rencontre des autres, avec ce désir de dépasser les frontières pour rejoindre cette humanité que nous avons tous en partage, où que nous soyons.

Et voici les liens vers la rencontre :

Samedi, 12 juin (13h Brésil/ 17h Tunisie/18h France)

Via nos réseaux :

YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCDo7pQDO6b1Sa-j_Pxrp62g

Facebook : https://www.facebook.com/projetomigra

Rencontre en français et en portugais réalisée en partenariat avec l’institut Français de Tunisie et les Editions Elyzad

https://www.projetomigra.com